Perte de cheveux : quand et comment réagir ?

Perte de cheveux : quand et comment réagir ?

Aujourd’hui, la chute des cheveux est devenue une préoccupation importante tant pour les hommes que pour les femmes. Selon son origine, une chute de cheveux peut différer d’une personne à l’autre. Votre alopécie ne sera pas la même que celle de votre voisine et encore moins semblable à celle de votre mari ou de votre collègue.

Chez l’homme, la chute est souvent d’origine androgénétique c’est-à-dire liée aux hormones androgènes. Elle se manifeste par une perte de cheveux progressive, tout d’abord sur le front et les golfs puis sur le dessus du crâne. Chez la femme, elle est majoritairement due à des facteurs externes : stress, choc émotionnel, accouchement mais aussi des carences nutritionnelles.

Entre chutes normales et pathologies

Vous retrouvez des dizaines de cheveux dans votre lavabo, sur votre oreiller ou sur votre brosse à cheveux et ça vous affole ! Quand parler de chute des cheveux ? Combien de cheveux une femme peut-elle perdre chaque jour sans que cela ne soit anormal ?

Les cheveux se renouvellent naturellement et de façon permanente. Ainsi, lorsqu’un cheveu tombe, un autre est déjà formé pour prendre sa place.

Selon plusieurs instituts d’expertise capillaire, une chevelure saine se caractérise par 90 à 95% de cheveux « actifs », c’est-à-dire en phase de croissance, et 5 à 10% de cheveux « inactifs » et prêts à tomber. Cela représente le cycle normal du cheveu.

Cependant, le nombre moyen de cheveux qui tombent quotidiennement est difficile à déterminer tant les facteurs qui entrent en jeu sont multiples. Il peut varier du simple au double,d’une personne à l’autre…

Quand peut-on parler de chute pathologique alors ?

S’il ne sert à rien de s’alarmer lorsque vous trouvez quelques dizaines de cheveux sur votre brosse, une augmentation significative (de 5 à 10%) de ces cheveux morts doit vous mettre la puce à l’oreille; il est alors probable que votre alopécie soit d’ordre pathologique.

Attention, il existe deux cas qui peuvent expliquer une augmentation soudaine de la perte de cheveux sans pour autant que celle-ci soit inquiétante: les chutes saisonnières (automne et printemps) et les chutes après une grossesse.

Différents cas de chute de cheveux

Nous avons classé les alopécies féminines en 3 catégories, avec pour chacune d’entre elles, des symptômes bien spécifiques :

1. Chute de cheveux androgénétique

Elle est liée à la production trop importante d’hormones androgènes chez les femmes. Ces hormones accélèrent le cycle de vie de certains cheveux ce qui, au niveau des racines, engendre une fabrication précipitée et incomplète des cheveux qui s’en trouvent alors affinés, fragilisés et plus cassants. Ce type d’alopécie peut également être lié à un certain bagage génétique dû à des antécédents familiaux.
Dans ce cas précis, la perte des cheveux est progressive et accompagnée d’un affinement du cheveu. Pour un traitement approprié, il est alors vivement conseillé de consulter un dermatologue ou de s’adresser à un institut d’expertise capillaire.
Notons que d’autres perturbations hormonales peuvent altérer le cycle capillaire et entraîner une chute de cheveux importante. C’est notamment le cas des hormones sécrétées par la glande thyroïde.

2. Chute de cheveux passagère

Cette chute de cheveux se manifeste de façon ponctuelle ou temporaire et dure généralement entre 6 semaines et 3 mois. Si elle persiste au-delà de 3 mois, c’est qu’un autre facteur est en cause et il faut déceler sa nature.
Les causes de cette alopécie peuvent être très variées : stress intensif, suites d’une grossesse, d’une intervention chirurgicale lourde, d’un traumatisme physique ou psychique ou plus communément, lors d’un changement de saison au printemps et en automne.
Les chutes de cheveux saisonnières et post-natales peuvent généralement être endiguées par la prise de compléments alimentaires pendant 3 mois ou plus.

3. Chute de cheveux durable

A l’origine de cette chute, ce sont surtout des facteurs internes qui peuvent affecter la santé du cuir chevelu de façon continue et diffuse.
Voici une liste non exhaustive des causes possibles : carences alimentaires en vitamines et minéraux (liées ou non à un régime alimentaire) ; traitements médicaux contre le diabète et la dépression ou suite à une chimiothérapie ; maladies du cuir chevelu (psoriasis ; pelade ; sclérodermie), etc.
Ici encore, mieux vaut consulter un spécialiste du cuir chevelu.

Quel traitement ? Je choisis l’avis d’un spécialiste !

Sur le marché, vous trouverez un large éventail de traitements contre la chute des cheveux mais lequel choisir ? Pour être vraiment efficace, il faut avant tout identifier les facteurs à l’origine de la chute de cheveux afin de définir le traitement adéquat.

Première étape : consulter un dermatologue pour un diagnostic approfondi du cuir chevelu.

Muriel Creusot Nous avons rencontré Muriel Creusot, dermatologue au Centre Dermatologique du Roy à Lasne. Elle nous explique comment elle procède face à un(e) patient(e) qui se plaint d’un problème de chute de cheveux. « Avant toute chose, je réalise une anamnèse [ndlr l’histoire de la maladie]. Je retrace les antécédents médicaux et j’analyse le vécu et le passé du patient. Ensuite j’entreprends des examens spécifiques du cuir chevelu comme, par exemple, un test à l’attraction qui étudie la résistance du cheveu lorsque l’on tire dessus.Un autre outil d’examen est le trichogramme : on prélève quelques cheveux à des endroits spécifiques du cuir cheveu et on les envoie à l’analyse. Cela permet d’examiner la racine ainsi que d’autres composantes capillaires. Enfin, je conseille toujours de faire une prise de sang car elle peut être révélatrice de plusieurs problèmes ».

En effet, une prise de sang et l’analyse au microscope des racines et de la kératine des cheveux sont primordiaux dans l’établissement d’un diagnostic de santé des cheveux et du choix du traitement qui leur convient.

Mais la mission du dermatologue est aussi de rassurer et d’encadrer le patient. « Une chute de cheveux génère une forte angoisse auprès de certains patients donc notre rôle est également de dédramatiser et de les informer au mieux », confie le Docteur Creusot, « il faut prendre le temps d’expliquer au patient la structure et le cycle de vie du cheveu ».

Et elle ajoute : « Un problème de chute de cheveux doit nécessairement être traité de l’intérieur. Pour expliquer ce phénomène, je compare les cheveux à une plante. Si la terre n’est pas de bonne qualité, la plante ne poussera pas ou du moins ne poussera pas sainement ».

Ainsi, l’un des traitements recommandés pour obtenir un « terreau » en bonne santé est de prendre un complément alimentaire. Pour le docteur Creusot, les compléments alimentaires à base de kératine pure sont les plus complets. « Associée à des vitamines et des minéraux, la kératine va non seulement fortifier les cheveux mais aussi freiner leur chute. De plus, elle complète le mécanisme de croissance du cheveu et améliore la texture et la beauté du cheveu », conclut-elle.

Pour plus d’informations:

http://www.centre-clauderer.com/perte-cheveux/femme.htm#A

http://www.norgil.com/prevention-de-la-chute-des-cheveux/traitement-chute-cheveux.html